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Pascal
THOMAS Président du Groupe Union Pour Saint-Dié Conseiller municipal d'opposition de la ville de Saint-Dié des Vosges, capitale du Massif Vosgien Responsable UDF pour la Déodatie |
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La ville de
St-Dié des Vosges
Les Finances de la ville | Le Compte administratif 2004 La Démocratie selon Christian PIERRET Stationnement Payant | La dette 2006 Elu Conseiller Municipal en
2001, l’une de mes premières actions porta sur l’analyse de la
situation financière de la ville de Saint-Dié. Le bilan était et reste
effrayant : les principaux fournisseurs sont souvent réglés avec
plus d'un an de retard, les charges de fonctionnement sont
disproportionnées par rapport à la taille de la ville, l'endettement
est démesuré, et enfin les impôts sont insupportables pour les
Déodatiens. C’est ainsi qu’entre 2002 et 2003 sur l’impulsion d’un nouvel
adjoint aux finances, des actions importantes permettent une
amélioration sensible des finances. Mais très vite en désaccord avec M.
PIERRET, il donne sa démission. Face à cette situation des plus alarmantes, seule une nouvelle politique associant toutes les bonnes volontés permettra de construire un nouvel avenir pour notre ville, dans l'intérêt des Déodatiennes et des Déodatiens. Le compte
administratif 2004 de Saint-Dié des Vosges Lorsque je suis devenu Conseiller Municipal en 2001, la situation financière de la ville était dans un état déplorable : plusieurs fournisseurs attendaient pour être payés depuis plus d’un an. Les services de l’Etat s’en sont mélés afin que notre commune retrouve une trésorerie normale. On constate une amélioration de la gestion en 2002 et en 2003 d’après l’analyse des comptes administratifs de 2002 et 2003, mais en 2004, la tendance s’inverse : la dette progresse de 1.3 millions d’euros, et bien sûr, la majorité municipale tente de nous faire croire que 2004 est meilleur que 2003. Ainsi, M. PIERRET a renégocié un emprunt en 2004, moyennant une pénalité de 2.6 millions d’euros . Sur ce point, dans un premier temps, il ne nous parle pas de cette pénalité, ensuite lorsque les oppositions découvrent la vérité, il se justifie en disant que cela fera gagner de l’argent à la ville, mais il oublie de préciser que l’emprunt est renégocié avec un taux variable et que donc il y aura un gain que si les taux restent très bas durant 15 ans. Sur un autre registre, la majorité se vente d’avoir un excédent net record de 3.9 millions d’euros pour l’année 2004. En principe, l’excédent budgétaire de fonctionnement d’une année est versé en totalité sur le budget d’investissement de l’année suivante, ce qui permet de moins emprunter. C’est ce que font la plupart des communes et ce que faisait la ville de St-Dié jusqu’à 2002. Or sur l’excédent de 2003, la commune a versé plus de 1.4 millions d’euros sur le budget de fonctionnement de 2004. En réalité, l’excédent sur le fonctionnement de l’année 2004 seule n’est que de 3.9 - 1.4= 2.5 millions d’euros : ce qui n’a rien d’exceptionnel. Si on ajoute à cela que la ville a été obligée d’emprunter en 2004 trois millions d’euros de plus qu’en 2003, on peut dire qu’il y a un relâchement dans la politique de rigueur budgétaire commencée en 2002 sur les conseils insistants des services de l’Etat. La
démocratie selon Christian PIERRET Technique de l’usure Le conseil municipal commence
en général à 19h00 et se termine tard, autour de minuit. L’opposition
n’a guère la possibilité de s’exprimer avant 22h00 car M. PIERRET fait
durer un ou deux points afin d’assurer sa propre propagande. Les
points délicats, souvent dissimulés dans l’ordre du jour, sont
toujours évoqués à la fin du conseil municipal ; M. PIERRET espérant (à
tort !) que l’attention des conseillers faiblisse. Lors du conseil de décembre
2004, un des point à aborder était libellé dans ces termes :
« inscription en dépenses et en recettes de sommes non prévues au
budget et régularisations administratives ». En fait, il
s’agissait de payer une pénalité de 2.6 millions d’euros (près de 18
millions de francs !) pour renégociation de la dette. Ce que M.
PIERRET appelle une simple régularisation administrative, est en
fait une nouvelle dépense à la charge des contribuables Déodatiens. Par
ailleurs, jamais
le Maire ne réponds clairement à nos questions et jamais nous n’avons
la possibilité de discuter de sa réponse. Discrimination Il est scandaleux de faire croire aux Déodatiens que les membres de l’opposition se désintéressent de la vie de la cité alors que nous sommes de plus en plus écartés de la vie déodatienne, faute d’invitation. Ainsi, nous n’avons pas été invités au goûter des personnes âgées et aux vœux des employés municipaux. Sans parler, de certains courriers envoyés par des associations, via la mairie, qui ne nous parviennent pas ! Fausse démocratie C’est avant tout dans le cabinet du Maire que tout se décide. Les conseils de quartier ne sont plus que de simples chambres d’enregistrement où l’on veut donner l’illusion de prendre en compte les souhaits des Déodatiens. En 1999, Christian PIERRET a conclu un contrat, pour la durée exorbitante de 40 ans, avec la société Vinci Park pour le parking de la place du marché. Son exploitation est largement déficitaire et l’ensemble du stationnement payant rapporte à la commune la somme dérisoire de 1350 euros par an. Aujourd’hui, la ville veut gérer elle-même cette activité et doit payer pour résilier le contrat la très lourde somme de 2 100 000 euros, financée sur 15 ans par l’emprunt. Pour rembourser ce montant, la ville est aussi contrainte de maintenir le stationnement payant sur une trop grande partie de la voirie de St-Dié. Pourquoi avoir délégué le stationnement payant ? Pourquoi une durée initiale si longue? Concernant la place du marché, que penser des sommes englouties depuis 1989, de toute cette succession de choix absurdes depuis le montage puis démontage des racines et des fontaines en marbre? Quel gâchis ! Bien que favorable sur le principe du retour en régie municipale, nous avons refusé de voter ce point car l’étude prévisionnelle s’avérait fantaisiste. On ne peut que regretter le mépris du maire tant pour nos remarques que celles de la commission des services publics. Il aurait mieux valu mettre en place dès le départ, sous régie municipale, des emplacements payants exclusivement au centre ville, avec de nombreuses places gratuites à proximité du centre, en accord avec un plan de circulation cohérent. Mais le bon sens en matière de circulation et de stationnement ne semble pas guider l’action de Monsieur PIERRET, Maire de week-end. LA DETTE DE SAINT-DIE DES VOSGES DEBUT 2006 :
Si on calcule le désendettement entre le 31-12-2001 et le 31-12-2005 avec les chiffres de Monsieur PIERRET, on obtient 4 930 057 euros. (1 722 096 + 1 226 180 + 612 084 + 1 369 697) Voici maintenant ci-dessous les chiffres donnés par les comptes administratifs toujours pour le même budget principal.
Si on calcule le désendettement entre le 31-12-2001 et le 31-12-2005 avec les chiffres du compte administratif, on obtient 2713 633 euros. L’endettement ayant progressé entre le 31-12-2003 et le 31-12-2004 de 1 268 366 euros. Cherchez l’erreur : Monsieur PIERRET est un magicien de la finance car il arrive à transformer un désendettement de 2, 7 ME en 4,9 ME. Pourquoi persiste t’il à travestir la réalité ??? Toujours au cours de ce même conseil municipal, il nous annonce qu’il baisse pour le budget principal les charges de fonctionnement de près de 2 ME tout en omettant de préciser qu’il vient de transférer les comptes des ordures ménagères dont les charges de fonctionnement s’élève à 2,4ME sur un budget annexe. D’ailleurs les budgets annexes prennent une part de plus en plus importante. Ainsi, si on cumule tous les budgets, on obtient le montant de la dette qui s’élève à : 50,45 ME au 31-12-2003 51.76ME au 31-12-2004 50,27 ME au 31-12-2005 La baisse observée entre le 31-12-2004 et le 31-12-2005 est à relativiser car la ville a été obligée d’emprunter début 2006 1,8 millions d’euros pour reprendre le parking de la place du marché. Ce montant apparaît dans un nouveau budget annexe. La dette début 2006 s’élève en réalité à 52 millions d’euros. Je ne critique pas cet état de fait que nous devons assumer car j’estime qu’on ne peut pas reprocher indéfiniment les erreurs du passé mais je critique le discours trompeur de la majorité qui veut nous faire croire qu’elle maîtrise les finances de la ville et que nous sommes sur la voie du désendettement. |